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Forum littérature de "La Rivière Saint Sauveur" 14 Calvados
 
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Le Sujet du Concours 2017
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Dan.L
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Message Posté le : Jeu 2 Fév - 10:43 (2017)    Sujet du message : Le Sujet du Concours 2017 Répondre en citant

Voici un conte que j'ai écrit il y a quelques années. Il fait 7223 signes (titre compris), il pourrait facilement être étoffé par quelques descriptions:


LE PIC NOIR DU BOIS DU BREUIL

 

 

Il était une fois, dans un immeuble, une petite fille qui s’appelait Isaure. Depuis quelque temps déjà, le papa d’Isaure n’avait plus d’emploi et sa maman n’avait  que les quelques ménages faisait à l’école du quartier pour gagner de quoi manger et subvenir à leurs besoins.

 

Depuis plusieurs mois déjà, les parents d’Isaure ne pouvaient plus s’acquitter du loyer et aujourd’hui, pour la première fois on avait coupé l’électricité.

 

Isaure tournait comme une âme en peine dans l’appartement : que faire quand tous ses amis sont chez eux à regarder la télé ?

 

Tristement, elle sortit sur le palier et descendit l’escalier.

 

Elle traîna un moment dans l’entrée désertée et, faute de savoir quoi faire, elle s’assit sur le sol, le dos bien calé contre la porte du local aux poubelles....

 

A peine installée, elle réalisa que quelque chose n’allait pas !

D’où venait, donc, cet énorme courant d’air ?

 

La porte de l’entrée était fermée et le local aux poubelles n’était qu’un endroit triste et sombre sans la moindre fenêtre, sans la moindre ouverture.

Isaure décida d’en avoir le cœur net.

 

Elle s’accroupit et entrouvrit la porte du local....pour voir !

 

.....Il y faisait bien noir..... Cela semblait immense là-dedans !

 

...Et du fond de cette immensité, une voix l’interpella :

 

-          Alors ? Tu entres ou tu sors ? Allons !... Entres !...Presses-toi !... Et refermes cette porte... S’il te plait !

 

Elle était si surprise d’entendre cette voix qui s’adressait à elle

....Qu’elle.... referma la porte...sans réfléchir et....sans entrer !

 

 

-          Qui es-tu ?  Demanda-t-elle, en  sentant ses cheveux qui voletaient dans un vent qui soufflait en bourrasque.

 

La voix, au travers de la porte, répondit :

 

      Je suis le Pic Noir du Bois du Breuil

 

-   Qu’est ce que c’est un Pic Noir, demanda –t-elle ?

 

-          Viens ! Tu verras !

 

La voix semblait engageante.

 

Isaure se décida à entrouvrir la porte.

 

Comme ses yeux s’habituaient à l’obscurité, elle découvrit perché sur un couvercle... Un oiseau noir.

 

-          C’est toi, qui parles ?

 

-          Oui, bien sûr ! Répondit l’oiseau avec aplomb.

 

 

-          Allez, viens ! Tu vas voir ! Grimpes sur mon dos ! Ajouta-t-il. Alors ?

     ... Tu te décides ?

 

-          Mais, tu es un oiseau ! Répondit Isaure. Je ne peux pas grimper sur ton dos ! Tu es bien trop petit !

 

 

-          Tiens, oui ! Répondit l’oiseau en penchant la tête pour mieux la regarder. ...Tu as raison !... Tu vas devoir marcher !.... Attends, un peu.....

 

Et sans plus s’occuper d’elle, l’oiseau alla se poser un peu plus loin, sur une énorme poubelle dont le couvercle baillait et d’où, semblait s’échapper le vent.

 

L’oiseau se mit à taper avec énergie sur le couvercle qui s’ouvrit entièrement.

 

-          Bon, le voilà ouvert à présent ! Pourvu que j’arrive cette fois à le refermer ! Allons voir.... Ajouta-t-il en se tournant vers Isaure, presses toi un peu !... Et... Suis-moi !

 

Et, sans plus attendre, l’oiseau disparu dans le bac.

 

Isaure se pencha... Se pencha.... Pour essayer de l’apercevoir...Elle se pencha encore...Tant et si bien..... Qu’elle tomba tête la première...

 

Elle tomba....Tomba et.... Finit par atteindre le fond, sans mal et sans souci car elle atterrit sur un épais tapis de mousse aussi doux qu’un duvet d’oiseau.

 

-          Mais, où suis-je ? Demanda –t-elle.

 

-          Tu es dans le chêne creux, du Bois du Breuil !... Viens !... N’aie pas peur, je vais te faire découvrir mon royaume ! Dit l’oiseau.

 

Isaure regarda autour d’elle. Il faisait grand jour !

 Elle se leva et sortit par une large ouverture qui faisait comme une porte dans le tronc de l’arbre.

 

-          En route ! Lui dit-il, sans attendre.

-           

Isaure, suivit l’oiseau.

 

 Le chemin, couvert de feuilles mortes, serpentait au travers de la forêt.

 

 Le Pic Noir, l’attendait un moment, puis reprenait son vol ; sautillant tantôt sur une basse branche, tantôt sur un buisson de rhododendrons avant de s’envoler à nouveau jusqu’au sommet du chêne le plus proche et de revenir à nouveau, vers elle.

 

Alors qu’ils traversaient une petite clairière, l’oiseau se percha sur son épaule et lui chuchota à l’oreille:

 

-          Regardes tout là-haut, c’est la demeure de la sorcière ! Ne te montre pas ! Car personne n’est plus méchant qu’elle ! Elle te garderait. T’obligerait à faire son ménage et, ne te laisserait plus jamais repartir. Marches bien à l’abri du feuillage...et surtout ne fais pas de bruit !

-           

Ils traversèrent la clairière sans encontre, au grand soulagement de la petite fille. Ils marchèrent encore un moment, puis, le Pic Noir s’arrêta au pied d’un arbre qui dominait tous les autres.

 

-          voilà ! Nous sommes arrivés chez moi !

-           

-          Ouf ! Dit Isaure. Je suis bien contente d’être arrivée ! Nous pourrons nous mettre à l’abri car j’ai très peur des sorcières ! J’en ai vu quelque fois à la télé et je ne trouverais pas rassurant d’en voir une de près !

          Mais, dis-moi ? Où est ta maison ? Je ne la vois pas ?

 

-          Regardes, tout en haut de cet arbre. Dit le Pic Noir. On voit l’entrée de mon nid !

-          C’est beaucoup trop haut ! répondit Isaure. jamais, je ne pourrais monter jusque-là !

-          Tiens, oui ! Répondis l’oiseau. Attends !... J’ai une idée ! Je vais réveiller mon ami le sanglier. Je lui rends souvent service en faisant tomber pour lui les meilleurs glands ! Il acceptera bien, de m’aider en retour ! Accroche-toi, en attendant, à cette liane faite de feuillages et de branches souples !

 

Aussitôt fait, le Pic Noir disparut. Il revint presque aussitôt, perché sur le dos d’un énorme sanglier, grognant et malodorant. L’oiseau se saisit de la corde que tenait Isaure et en fit passer l’extrémité par-dessus la branche la plus haute de l’arbre avant de l’amener jusqu’au sanglier. Celui-ci s’en saisit et se mit à tirer... A tirer.... A tirer...

 

... Isaure eut l’impression de s’envoler !

 

... Elle se retrouva à l’entrée du logis du Pic Noir !

 

On aura dit que le soleil habitait là, tant tout brillait autour d’elle !

 

Des pièces d’argent et d’or, des diamants, des pierres précieuses de toutes les couleurs tapissaient les murs et le sol.

 

 Fort poli, le Pic Noir invita Isaure à s’asseoir sur un siège d’argent et lui servit une collation, de miel et de noisettes.

 

Après qu’elle eut mangé, Isaure décida de rentrer chez elle. Fort galant, le Pic Noir se proposa pour la raccompagner.

 

-          Tiens ! Lui dit –il. Voici quelques pièces en souvenir de ton voyage !

-           

Et, ils redescendirent par le même chemin.

 

Ils cheminaient tranquilles vers le chêne creux...Quand soudain au détour d’un énorme buisson, une immense toile d’araignée leur barra le chemin.

 

 Le Pic Noir eut juste le temps de l’éviter !

 

Mais Isaure se cogna dedans et se sentie prise dans les fils gluants....

 

On entendit alors un rire, mais un rire effrayant, un rire épouvantable, un rire qui donne envie de se boucher les oreilles !

 

C’était la vilaine sorcière !  A califourchon sur une branche, elle se mit à tirer sur  le fil de la toile d’araignée qui se referma comme un sac sur Isaure. Elle tira encore et encore et finit par remonter Isaure jusqu’à son repère...

 

-          Ah, Ah ! Dit la sorcière. Voilà de la main d’œuvre ! C’est que je n’ai pas fait de ménage depuis des siècles, moi! Au travail ! Au travail !

-           

Et elle poussa la pauvre Isaure à l’intérieur de son logis.

 

Heureusement, le Pic Noir  avait pu se sauver.

 

Il s’envola vite chez le génie de la forêt.

 

 Le génie souffla... Souffla... Souffla encore sur le Pic Noir qui se mit à grossir et à grossir... à grandir et à grandir......tant et si bien qu’il devint le plus grand et le plus fort des aigles !

 

Il remercia et partit à tire d’aile jusqu’au  logis de la sorcière.

 

-          Ah, ah ! Vilaine sorcière, rends moi bien vite Isaure où je casse ta demeure ! Tu auras du ménage à faire....

-           

La sorcière, qui tenait à son logis, bien qu’il soit sale et poussiéreux, laissa partir Isaure qui, cette fois, put s’installer sur le dos du pic noir.

 

D’un coup d’aile, ils furent de retour au chêne creux.

 

-          Et voilà. Dit le Pic Noir. Tu peux rentrer chez toi !

 

-          Est-ce que je te reverrais ? Demanda Isaure.

 

 

-          Je ne sais pas. Dit le Pic Noir. Nous n’habitons pas le même monde. D’habitude, on ne me voit pas ! Si j’avais bien fermé cette fichue porte, tu ne m’aurais jamais vu !... mais une boîte de conserve l’avait coincée!

 

Sur ce... Le Pic Noir ouvrit une porte imaginaire et, Isaure, se retrouva dans le local aux poubelles.

 

-          J’ai du rêver ! Se dit-elle tandis qu’elle grimpait l’escalier. 
  
Quand elle arriva chez elle, sa maman leva les bras au ciel :

 

-          Que t’est-il arrivé ? Tu es couverte de terre, de feuilles et...De toiles d’araignées !... Donne- moi vite ton jean que je puisse le laver !

-           

Aussitôt dit, aussitôt fait !

 

... Mais des pièces, des pierres précieuses tombèrent de toutes les poches du pantalon.

 

-          Chic ! Se dit Isaure. Je vais de nouveau pouvoir regarder la télé ! 

 

-   Oui. Se dit-elle. Mais, je vais bien m’ennuyer devant la télé !

 


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Message Posté le : Jeu 2 Fév - 10:43 (2017)    Sujet du message : Publicité

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