Au fil des mots
Forum littérature de "La Rivière Saint Sauveur" 14 Calvados
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes 
 S’enregistrerS’enregistrer    ConnexionConnexion 

Nouveau scénario:Disparition à Honfleur
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
   Au fil des mots Index du Forum  .::. La plume vous démange .... grattez-vous !  .::. Atelier d'écriture

Sujet précédent .::. Sujet suivant  
Auteur Message
Dan.L
Sociétaire

Hors ligne

Inscrit le: 30 Jan 2009
Messages: 1 122
Localisation: la Rss

Message Posté le : Ven 17 Jan - 18:28 (2014)    Sujet du message : Nouveau scénario:Disparition à Honfleur Répondre en citant

Voilà, me re voilà !Désolée de l' interruption... D'abors des problèmes de santé, puis le Festival du Cinéma Russe que j'organise pour la partie technique depuis des années... Tout va pour le mieux à présent... Je vous propose un petit texte, pas relu comme d'habitude!!!!


Premiers jours d’automne. Depuis ce matin, les terrasses d’été installées le long du quai Ste Catherine sont rangées rendant la ville aux autochtones. C’est là que j’habite, sur mon voilier, un quinze mètres quand même, acheté avec l’héritage de mon père ; Moi, C’est Yann Lenormand, drôle de nom pour un breton, non ?
Bien pratique d’habiter sur un bateau au centre de la ville quand on est journaliste, dans un petit port comme Honfleur tout se passe autour du Vieux Bassin où je suis amarré
J’aperçois Gérard le responsable des services techniques de la ville qui courre sous la pluie, je le hèle au passage
- Venez donc prendre un café mon vieux, cela vous réchauffera
- Pas de refus, si vous saviez ce qui nous arrive !
Qu’est-ce que je vous disais : les affaires viennent à moi comme la misère saute sur le monde ! Gérard avale son café d’un trait au risque de s’ébouillanter
- Venez donc nous aider, vous ne serez pas de trop. Figurez-vous que nous avons eu un banquet dans les greniers à sel hier, tout le bureau d’aide sociale de Blanc-Mesnil en voyage annuel
- Mais oui, j’ai fait des photos pour le journal
- Bon, le problème c’est que ce matin, les responsables du bureau d’aide sociale ont appelé les participants pour voir si tout s’était bien passé. Figurez-vous que l’un d’eux, monsieur Legrand n’est pas rentré chez lui !
- Çà, ce n’est pas ordinaire !
- Comme vous dites. Nous nous rendons sur place, dans les greniers.
J’enfile mon célèbre blouson multi poches et le suis dans la rue étroite qui mène sur les lieux.
Nous pénétrons dans les bâtiments construits au XVII siècle aux proportions magnifiques et qui sont des sortes de hangar de plain-pied comme leur nom ne l’indique pas. Deux agents techniques sont là en train de ranger les tables et de balayer les lieux. Gérard et moi, faisons le tour, de la salle, visitons les toilettes un par un, les cuisines et le local technique, pas la moindre trace de notre disparu, pas le moindre indice.
- Je vais faire ma petite enquête, on finira bien par savoir ce qu’il est devenu. Après tout, un journaliste travaille un peu comme un détective.





Pas besoin d’aller bien loin , la voisine qui habite juste en face, m’interpelle :
- Ils vont pas encore nous faire du bruit ? Les petits n’ont pas pu faire leur sieste hier à cause de leur musique. Y peuvent pas rester à faire la fête chez eux, plutôt que de dépenser de l’argent à venir jusqu’ici en autocar pour nous casser les oreilles ?
Des vieux, elle en a vu des centaines entrer et sortir mais quand je lui montre la photo, cela lui rappelle quelque chose. Celui-là, il est venu frapper à sa porte !
- Non, mais vous vous rendez compte ? En plus, ils viennent jusque chez moi !
- Mais que voulait-il ?
- La clé des champs ! Comme si on avait çà chez nous !... Et puis des sous et çà, non plus on en a pas !


Dernière édition par Dan.L le Dim 19 Jan - 00:02 (2014); édité 1 fois
Revenir en haut
              

Publicité






Message Posté le : Ven 17 Jan - 18:28 (2014)    Sujet du message : Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
              

Dan.L
Sociétaire

Hors ligne

Inscrit le: 30 Jan 2009
Messages: 1 122
Localisation: la Rss

Message Posté le : Ven 17 Jan - 18:30 (2014)    Sujet du message : Nouveau scénario:Disparition à Honfleur Répondre en citant

Donc on a affaire à une fugue, me dis-je, je n’ai plus qu’à continuer mes interrogatoires et je le retrouverais. La boulangère n’a rien vu. Plus loin, le marchand de souvenir non plus mais j’ai plus de chance au café du Centre, le serveur a vu notre homme, il en est certain mais il n’était pas seul !
Et voilà le mystère qui s’épaissit ! Je cherche à présent deux personnes ?
- Allo, vous êtes sûr qu’une seule personne à disparu.
- Oui. C’est ce qu’on nous a dit !...Dites, vous pensez qu’il s’est fait enlever notre bonhomme.
- Je ne sais pas. Je continue l’enquête, après tout il avait peut-être un copain dans le coin à qui il a donné rendez-vous. Une sorte d’évasion organisée, voyez-vous ?
- Oui, ou un maniaque des petits vieux qui l’a emmené pour le zigouiller et lui prendre ses sous !
- Ne soyez pas pessimiste !
Je raccroche, c’est que c’est intrigant cette histoire. En plus, le serveur du café du Centre n’a pas pu me donner de renseignements sur le deuxième homme si ce n’est qu’il semblait beaucoup plus jeune. Ils se dirigeaient vers le port. Plus loin, un autre commerçant les a aperçus, sur le chemin qui monte vers le plateau de Grâce. Mais, Il ne peut pas dire si le second personnage soutenait Legrand ou s’il l’obligeait à avancer.
Je décide de gravir, moi aussi, le petit sentier de terre en lacets. Je m’arrête à chaque virage pour souffler un peu. La vue est époustouflante. On dirait une ville en miniature,


plantée au bord de l’estuaire avec son clocher, ses toits d’ardoises et mon bateau comme une coquille de noix amarré au quai. Je ne regrette pas l’ascension. En haut un chemin mène à la chapelle et à un autre point de vue. De là, l’estuaire s’étale dans toute sa majesté avec le port du Havre en toile de fond. En attendant, l’endroit est désert. Un petit sanctuaire à l’orée de la forêt qui pousse en contrebas m’intrigue. C’est une sorte de petite chapelle, ouverte vers l’esplanade, qui sert pour les pèlerinages. Je profite de l’occasion pour y jeter un coup d’œil. Du coup, je remarque l’étroite sente qui serpente dans les éboulis de la falaise au travers d’un sous-bois dense et surtout l’odeur retient mon attention : on a fait un feu de bois dans le coin très récemment, quand on a été scout dans son enfance cette odeur ne trompe pas. Je décide d’explorer plus avant. Je dévale le sentier, glisse sur les pierres, me retenant tant bien que mal aux buissons les moins épineux. L’odeur devient insoutenable. Qu’est ce qui a bien pu se passer ? Au bout de quelques mètres, j’arrive dans une sorte de clairière, au milieu les restes d’un bûcher, d’un énorme feu qui a du se consumer toute la nuit. On y devine des restes d’ossements. J’ai envie de vomir.
Ce n’est plus de mon ressort, c’est l’alerte générale, les pompiers, la police et tout ce qui va avec. Quelle misère de mourir comme çà. Quel pervers peut faire une chose pareille ! Abuser de la crédulité d’un vieillard qui voulait sans doute faire une petite escapade, se rappeler sa jeunesse. Je remonte prudemment ; on ne sait jamais, l’assassin est peut-être encore dans le secteur. C’est extrêmement désert ici, je n’ai pas croisé âme qui vive depuis mon arrivée.
Très vite, les sirènes hurlent tout azimut. Les véhicules de police et de pompiers sont à peine à l’arrêt que les équipes en descendent et se regroupent sur le plateau. On m’interroge, on me questionne, j’indique le sentier au bout duquel se trouve l’horreur indicible. Je n’ai pas la force de les accompagner. Une rubalise jaune délimite déjà le haut de la falaise et quelques badauds arrivés de nulle part se questionnent les uns les autres, histoire de se renseigner. Je me souviens qu’il y a une auberge pas très loin d’ici dans le chemin des Bruyères, L’auberge du Coq aux Champs, je m’y suis rendu une fois pour une réunion d’un club de pêcheurs. Ces gens sont très certainement de clients de l’hôtel ou les habitants des quelques villas qui se cachent derrière les haies de charmes.
Un inspecteur de police me demande de ne pas quitter les lieux. Il n’a pas dû réaliser que je suis journaliste. J’ai déjà appelé ma rédaction, ils veulent un papier pour la Une du régional pour lequel je travaille, ils n’enverront d’autres journalistes, ils me font confiance pour tout. J’ai eu la présence d’esprit de prendre des photos pendant que j’étais en bas, j’ai donc tout ce qu’il faut pour mon article. Je prends quelques clichés de l’activité ici autour de moi. De nouvelles voitures sont arrivées, d’autres spécialistes, des infirmiers avec un brancard. Je crains malheureusement que ces derniers n’aient étés dérangés pour rien. Avec tout ce monde je ne risque plus de faire une mauvaise rencontre, je m’enhardi à traverser la rue.


Me voilà sous le porche de la petite chapelle des marins, de l’autre côté de l’esplanade. La porte s’ouvre avec un grincement sinistre. Dedans c’est très sombre, une lampe dans le chœur diffuse une lumière jaunâtre, ça sent la fumée des cierges et l’encaustique. Pas âme qui vive. Je me laisse tomber sur un banc. J’ai besoin d’un moment pour souffler. J’en profite pour détailler les vitraux qui relatent la construction de la chapelle par Richard III de Normandie et les multiples plaques ex-voto qui recouvrent les murs. On m’a dit qu’il y avait autrefois de nombreuses maquettes de bateaux accrochées aux plafonds mais que ceux-ci ont tous étés volés. Ce n’est pas étonnant, l’endroit est vraiment isolé, je m’en suis aperçu en arrivant mais vraiment romantique.
Un bruit, une porte qui se ferme du côté du chœur. Un type en jean’s qui se précipite vers moi. Serait-ce l’assassin ? Je jette un œil rapide derrière moi, personne… Le temps de sortir de ma poche le premier truc défensif qui me vient sous la main, le type est sur moi. Il a l’air perplexe et fixe la vieille clenche que je tiens comme s’il s’agissait d’une arme. Il gueule à voix basse :
- Non mais, vous faites quoi, là, savez pas lire ?
- …
- C’est écrit ouvert de 14h00 à 17h00 ! C’est pas sorcier toute de même !
- J’étais fatigué et, c’était ouvert !
- Pas une raison, ça ! Je vais pas m’enfermer chaque fois que je viens faire le ménage ! Et puis, c’est quoi tout ce raffut dehors, là ?


Dernière édition par Dan.L le Ven 17 Jan - 18:33 (2014); édité 1 fois
Revenir en haut
              

Dan.L
Sociétaire

Hors ligne

Inscrit le: 30 Jan 2009
Messages: 1 122
Localisation: la Rss

Message Posté le : Ven 17 Jan - 18:33 (2014)    Sujet du message : Nouveau scénario:Disparition à Honfleur Répondre en citant

Tout de même ! Il vient tout juste de réaliser qu’il se passe quelque chose d’inhabituel. J’en profite pour ranger ma clenche et exhiber ma carte de presse que je ne sors que dans les grandes occasions mais là, le type à l’air trop suspicieux pour parler à n’importe qui. Manque de chance, bien qu’il habite dans la petite maison qui jouxte la chapelle, il n’a rien vu et rien entendu. Il a bien senti l’odeur de fumée, mais il a pensé à un barbecue, il y a des promeneurs qui restent le soir sur le site et se font un feu de bois bien que ce soit formellement interdit.
- Mais vous savez, avec toute cette eau qui est tombée ces derniers jours, il y a quand même peu de chance qu’ils arrivent à faire brûler les marronniers séculaires ; même les feuilles mortes, elles ne brûlent pas tellement elles sont imbibées de flotte.
Il n’a pas tort mais je l’aurais cru moins permissif, le bonhomme. Enfin sauf pour moi, car il me montre la sortie.
En attendant, j’en suis au même point. Je décide d’aller prendre un petit café à l’auberge du Coq au Chant, peut-être qu’un des clients aura remarqué quelque chose lors d’une promenade vespérale, le temps était exceptionnellement doux, hier.


La vue sur l’estuaire doit être magnifique, le soir ; je suis sûr que le patron de l’auberge doit le mentionner comme attraction principale de son établissement. Le chemin est encaissé entre deux talus herbeux sur lesquels sont plantés des arbres dont les branches se rejoignent au -dessus de ma tête. L’auberge est au fond d’une cour plantée de pommiers, c’est bucolique à souhait. La salle est sombre, simplement éclairée par un feu de bois qui mouronne dans l’immense cheminée. Au fond, un énorme bar de bois derrière lequel l’aubergiste s’active en discutant avec deux clients attablés à une petite table garnie d’une nappe à carreaux rouges et blancs. Je m’installe au bar et commande un café noisette.
- Alors comme ça, vous êtes journaliste ? Eh bien vous allez pouvoir nous dire ce qui se passe sur le plateau de Grâce ! C’est que mes clients viennent ici pour la discrétion et la tranquillité. Vous savez, les couples d’amoureux que je reçois, ici, ne sont pas forcément des couples officiels et même pour tout vous dire, ils le sont rarement. Tout ce remue-ménage est vraiment néfaste pour les affaires. J’ai bien envoyé un de mes serveurs pour voir mais il n’a trouvé personne pour le renseigner. Vous, vous allez pouvoir me donner le fin mot de l’histoire ! Et j’espère que tout ce beau monde aura déguerpi avant ce soir !
Il est bien gentil, ce type, je veux bien lui donner quelques informations, moi, mais encore faudrait-il qu’il me laisse placer un mot !!
- C’est un crime abominable. L’assassin a kidnappé sa victime, l’a emmenée dans les bois pour la tuer et il a brûlé son corps. Une personne âgée vous vous rendez compte !
- Et on connait l’identité de la victime ?


Revenir en haut
              

Dan.L
Sociétaire

Hors ligne

Inscrit le: 30 Jan 2009
Messages: 1 122
Localisation: la Rss

Message Posté le : Ven 17 Jan - 18:36 (2014)    Sujet du message : Nouveau scénario:Disparition à Honfleur Répondre en citant

- Oui, mais je ne sais pas si je dois vous le dire. Quoique, tout le monde sera au courant dans quelques heures. J’ai d’ailleurs la photo du disparu avec moi. Peut-être qu’un de vos clients a vu quelque chose ?
- C’est bien possible, quoique hier soir nous n’avions pas l’affluence des grands soirs. Nos habitués viennent à partir d’aujourdhui pour le week-end. Plus de la moitié du personnel était en congé et je ne les loge pas tous, plusieurs sont rentrés chez eux et ne reviendront qu’en fin de journée. Mais montrez-moi, votre photo.
Je sors le portrait que m’a donné Gérard, c’est un agrandissement de la photo de groupe qui a été prise au moment du départ de l’autocar. On y voit le visage souriant de François Legrand. Il était loin de se douter de la façon dont se finirait son excursion, le pauvre homme !
- C’est curieux, me dit l’aubergiste après avoir observé longuement la photo. Votre cliché n’est pas très clair, mais pourtant j’ai vu ce visage et très récemment encore !


- Comment ! Mais où l’avez-vous vu ? Vous savez que vous êtes sans doute la dernière personne à l’avoir vu vivant !
- Ça, non, je ne pense pas, voyez-vous !
- Comment, d’autres personnes vous accompagnaient. Vous avez vu l’homme qui était avec lui.
- Doucement, doucement, oui, j’ai vu l’homme qui était avec lui et…
- Vous pourriez le décrire ?
- Doucement, vous dis-je ! Bien sûr que je peux décrire tout ce que vous voulez, votre quidam, il est assis derrière vous à se gaver de tartines et il a passé la nuit à l’hôtel !
Je me retourne d’un bond. Les deux clients attablés se retournent et me saluent d’un geste. En quelques mots je leur explique de quoi il retourne. François Legrand est atterré.
- Je ne voulais pas déclencher tout ce tintouin ! Mais je vis seul chez moi et quand j’ai su que le voyage des services sociaux se passait à Honfleur. Je me suis dit que c’était l’occasion de rendre visite à mon fils qui travaille ici comme serveur et que je ne vois que très rarement. Nous nous sommes donné rendez-vous devant les greniers à sel après le repas ; mais il a été retardé et j’ai essayé de trouver de l’argent pour prendre un taxi car je ne connaissais pas bien le chemin pour venir jusqu’ici. Je pensais être revenu avant le départ de l’autocar, je ne m’étais pas rendu compte. Il faisait un temps splendide et comme le restaurant était fermé nous nous sommes fait un petit gigot sur un feu de bois dans une petite clairière, cela m’a rappelé le bon vieux temps. Nous avons passé le reste de la soirée devant le feu. Mais je vous garantis que l’on n’a rien brûlé d’autre, juste cuit un petit gigot et quelques patates à côté. Je comptais rentrer dans la journée…..



Revenir en haut
              

Contenu Sponsorisé






Message Posté le : Aujourd’hui à 04:33 (2017)    Sujet du message : Nouveau scénario:Disparition à Honfleur

Revenir en haut
              

   Au fil des mots Index du Forum .::. Atelier d'écriture
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Page 1 sur 1
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Montrer les messages depuis :   

 
Sauter vers :  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Template by .: SGo :.