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"UNE VIE" Guy de Maupassant
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Dan.L
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Message Posté le : Lun 21 Oct - 12:53 (2013)    Sujet du message : "UNE VIE" Guy de Maupassant Répondre en citant

Commentaire de Jean Pierre Le Blond


Maupassant : Une vie

L’écroulement des illusions et l’échec d’une vie.

L’épigraphe : « l’humble vérité. » et la composition du roman soulignent l’écroulement des illusions de l’héroïne et l’échec total de sa vie. Mal préparée par son éducation à affronter la réalité elle voit s’accumuler sur elle désillusions et malheurs comme si l’auteur s’acharnait sur son héroïne et sa sentimentalité romanesque.

Les carences d’une éducation :

Par son éducation, Jeanne a été mal préparée à affronter les réalités de la vie. Son père soucieux de la préserver, l’a envoyée en pension, au couvent du Sacré-Cœur, à Rouen, de 12 à 17 ans : p. 28 « Il l’avait…lois sereines de la vie. » Le résultat de cette éducation c’est qu’à sa sortie, elle ignore tout des réalités de la vie et particulièrement de la sexualité.
Les théories rousseauistes du père et sa foi dans la bonté naturelle de la nature paraissent naïves et insuffisantes pour remédier à cette ignorance.
De ce fait, l’après-midi du mariage, au cours de la promenade au bosquet avec son mari, elle interprète les propos de son mari avec une niaiserie peu commune : p.77 « julien…déjà. » et s’effarouche de ses premières caresses. Le soir, sa mère se dérobe et se met à pleurer. Le père tente en propos vagues et maladroits de dissiper l’ignorance de sa fille et lui recommande une totale soumission à son mari : p. 79-80 « Le baron… à ton mari. »
Une fois au lit, elle frissonne dans l’attente de son mari, apeurée et sursaute aux premiers contacts (p. 82-83).
Sentimentalité naïve et illusions romanesques
L’ignorance des réalités favorise le développement des rêves. Jeanne depuis deux ans vit dans l’attente anxieuse de l’amour : p. 39 « Et elle se mit à rêver.. indestructible. » Victime des clichés romantiques, elle rêve d’un amour éternel et prédestiné. (p. 39 et 63) qui établirait une parfaite communication des âmes (p.39) dans le cadre conformiste du mariage p.40 « Avec lui…pleins de passion. »
Dans de telles dispositions elle est la proie du premier séducteur qu’elle rencontre.
Le piège des premiers regards
Après avoir conquis l’esprit de la baronne, Julien s’adresse à Jeanne par le regard en jouant du « charme langoureux de son regard » p. 53, p.55, p. 57 sans chercher vraiment à la connaître. Joints à ces regards les premiers contacts furtifs (p. 62 ) suffisent à troubler jeanne et à éveiller ses désirs (p. 59-60, 61-62) en accord avec l’union flamboyante du soleil et de la mer (p. 61-62) Attendrie et troublée (p. 63) à tel point que lors du baptême de la « Jeanne » le mot « noce » donne corps à son rêve sous forme d’une véritable hallucination. (p.66). Les premières déclarations de Julien (p.66, 67) achèvent de brouiller son esprit. En lui apprenant la demande officielle en mariage, son père provoque en elle une ivresse et un amollissement de tout son être (p.68-68) « Elle vécut…eût marché. »
La précipitation des fiançailles et du mariage fixé au 15 août, moins de deux mois après la première rencontre ne permet pas à l’héroïne d’avoir une connaissance lucide de son futur
mari.

L’écroulement des rêves de la jeune mariée.

Les premières désillusions
Dès l’après-midi du mariage, au cours de la promenade au bosquet et à l’occasion de la première étreinte elle s’interroge sur l’union de leurs âmes (p.77) « Il retira… encore vus.)
La nuit de noces et le premier rapport sexuel est vécu par l’héroïne comme un viol : (p.83-85)
« Aussitôt…Oh ! Elle eût mieux aimé être frappée, violentée encore, meurtrie de caresses odieuses jusqu’à perdre connaissance. »
La sensualité brutale de son mari la révolte à leur arrivée à leur hôtel en Corse (p.91) « Elle
En voulait…une saleté enfin. »
Elle voit alors s’écrouler son rêve d’union des âmes et pressent la solitude fondamentale de chaque être : « Quand ils …et que l’être moral de chacun de nous reste éternellement seul par la vie. » Le plaisir partagé éprouvé devant la source (p.96) et les nuits suivantes (p.98-99) restera sans lendemain après le retour du voyage de noces.
Autre désillusion, les premiers signes de l’avarice de Julien : Il se fait remettre les 2000 francs que Jeanne a reçus de sa mère et ne lui en restitue que 100 lorsqu’elle les lui réclame pour acheter des cadeaux. (p.100-101 et 121.)

L’écroulement de ses rêves et la révélation du vide de sa vie :
A son retour au manoir des peuples, Jeanne a la révélation brutale du vide de sa vie (p. 102-103) « Elle se demanda…Alors plus rien à faire, aujourd’hui, ni demain ni jamais. Elle sentait tout cela vaguement à une certaine désillusion, à un affaissement de ses rêves. » Déjà elle ressent l’envie de se coucher et de dormir, craignant d’être saisie par la léthargie de sa mère. (p. 106)
L’indifférence de julien se confirme dès son retour : il fait chambre à part sans que cela éveille les soupçons de Jeanne qui se morfond dans une solitude résignée :
(p.107) « Peu à peu …nuance pâle et monotone. »
(p.108) « toute trace d’amour avait subitement disparu ; »
(p.109) « Il était devenu un étranger pour elle. »
La nature violente et emportée de Julien se révèle dans sa colère contre Marius en même temps que se confirme son avarice (p.113 et 117)
L’écroulement de ses rêves fait pleurer Jeanne qui adresse à son père des platitudes désabusées. (p. 120)

La découverte quasi simultanée de l’infidélité de Julien et de sa propre grossesse.
Après l’accouchement de Rosalie et son silence obstiné, la reprise des relations conjugales ne lui donne aucun soupçon jusqu’à ce qu’elle découvre par hasard Rosalie dans le lit de Julien. Sa fuite éperdue la conduit au bord de la falaise, la pensée de ses parents la sauve du suicide. (p.131-133) « Au cri… disparut. » Elle se réfugie ensuite dans le sommeil. (p.134)
Les aveux de Rosalie lui révèlent le début de sa liaison dès la première visite de Julien, cruel démenti de tous ses rêves romanesques. (p.140) juste après la découverte de sa propre grossesse, sans joie (p.147). Le mariage lui apparaît alors comme un trou sans bords (p.143)
.
La découverte de la liaison de Julien et de la comtesse de Fourville.
Encore une fois, Jeanne ne perçoit pas les indices de cette liaison : p. 147, 165, 167 et placée devant l’évidence met encore beaucoup de temps à comprendre cette double trahison de Julien et de celle qui se disait son amie (p. 169) « Quand elle eut atteint…une irrésistible envie de fuir. » Comme la première fois elle réagit en fuyant devant la réalité et conçoit un dégoût généralisé des relations charnelles (p.170-171) « Elle les attendit…de la même façon que ces brutes. »

La découverte de l’infidélité de sa mère.
Déjà accablée par la mort de sa mère qu’elle se refuse à admettre, elle découvre, en la veillant, l’infidélité de sa mère et sa liaison avec l’ami de son père, refusant encore longtemps l’évidence. Cette découverte la confirme dans son dégoût de l’amour charnel (p. 183-184) « Et soudain…abîmée dans un désespoir insondable. » Tout son être s’affaisse à cette découverte et fait disparaître les traces en brûlant les lettres dans la cheminée. Elle nie l’existence du bonheur (p.185) »Et voilà que…ni joie, ni bonheur. » Ses dernières illusions s’écroulent (p. 187) « Et puis…sa dernière croyance. »

Le refus de Julien d’avoir un autre enfant.
Par recherche d’une compensation elle se mit à rêver d’une fille mais doit recourir à l’aide du curé pour se réconcilier avec son mari et, devant son refus d’avoir un autre enfant, à une ruse suggérée par le curé. Elle vit cette deuxième grossesse avec le sentiment d’être abandonnée et accouche d’une fille mort-née le jour de la mort de Julien et Gilberte ( p. 210) après un nouvel évanouissement.

Les souffrances de la mère.

Jeanne reporte sur son fils toute son affection et devient une mère possessive et jalouse. (p.151-152, p.174). La maladie de Paul la rend malade et elle se met à rêver d’une fille. (p.188) Paul reçoit une éducation d’enfant-roi : sa mère interrompt les leçons que lui donne son grand-père pour le renvoyer jouer. Pour le garder elle lui fait enseigner le catéchisme à la maison (p. 216) ce qui entraîne le refus du curé de l’admettre comme communiant. Quand il atteint 15 ans, elle refuse dans un premier temps de l’envoyer au collège (p.219) puis elle se rend tous les 2 jours au collège pour le voir. Le proviseur la prie de venir moins souvent et menace de le renvoyer. Elle accepte mal les premières absences de Paul le dimanche. Par la suite l’éducation d’enfant gâté qu’elle lui a donnée lui vaut une succession de déboires.
Paul espace ses visites (p.223), il déserte le collège et entretient une fille, fait des dettes qu’il fait rembourser par sa mère (p.224-225) Ramené au manoir familial, il s’échappe en bateau et rejoint sa compagne puis disparaît sans laisser de traces jusqu’à ce qu’installé à Londres, il envoie des courriers pour réclamer sans cesse de l’argent (p.227) sans tenir ses promesses de venue. Il se lance dans des affaires qui font faillite au bout de peu de temps (p.228-230) :
Pertes en bourse, faillite de sa compagnie de bateaux à vapeur. Jeanne fait des crises de nerf et doit hypothéquer ses biens pour éponger ses dettes. La mort de la tante Lison aggrave l’affaissement d’esprit de Jeanne qui tombe dans un sommeil d’épuisement (p.231).
Incapable, après la mort de son père et de la tante Lison de faire face à la situation, elle est heureusement assistée par l’énergique Rosalie qui prend les décisions douloureuses qui s’imposent pour arrêter la catastrophe et les impose à sa maîtresse : vente du manoir des Peuples et des deux fermes attenantes (p.236), refus des versements d’argent à Paul et surveillance étroite de jeanne (p.236-237), (p.245-246), achat d’une maison à Batteville en vue du déménagement dont la perspective déclenche le pleurs de Jeanne (p.241). La passivité et la résignation de Jeanne ne font que croître : le narrateur parle d’engourdissement, d’affaissement de son esprit (p.240) fustigeant « sa sentimentalité maladive et grandissante, tout le désordre de sa pauvre âme secouée par le malheur.» (p.241)
Elle adresse une lettre désespérée à Paul qui n’a pas reparu et finit par effectuer un voyage à Paris pour le retrouver mais ne trouve que ses créanciers. Après des journées d’abattement et d’errances elle se décide à rentrer sur l’injonction de Rosalie. (p.258)
A son retour elle tombe dans une inertie et une passivité totales (p. 259). N’ayant jamais su vivre dans le présent, et incapable de se projeter dans l’avenir après l’écroulement de toutes ses illusions, elle se réfugie dans le passé et tente de le reconstituer. Résignée et fataliste, elle a perdu toute volonté. (p.259, 260-261) Au retour du printemps cette recherche du passé prend une tournure obsessionnelle puis fait place à une grande agitation. (p.263) avant que Rosalie ne lui ramène sa petite fille et lui annonce la mort de sa belle-fille et qu’elle semble, de façon inespérée, reprendre goût à la vie.

Aux rêves et aux élans de Jeanne à sa sortie du couvent, à sa vitalité puissante que témoignaient ses qualités de nageuse (p. 45) s’opposent le renoncement, la résignation qui suivent l’écroulement de ses illusions romanesques, ses débordements de tendresse de mère possessive, puis la fuite, les évanouissements, les pleurs, le refuge dans le sommeil, l’inertie et l’affaissement total de son esprit et de sa volonté auxquels suppléent l’énergie de Rosalie. A travers son héroïne l’auteur semble avoir voulu dénoncer le sentimentalisme et les illusions romanesques.



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Message Posté le : Lun 21 Oct - 12:53 (2013)    Sujet du message : Publicité

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Dan.L
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Message Posté le : Jeu 17 Déc - 16:50 (2015)    Sujet du message : "UNE VIE" Guy de Maupassant Répondre en citant

Une Vie suite
La Peinture de la Noblesse Provinciale


Maupassant ne fait allusion à aucun des évènements politiques
Qui ont marqué la période couverte par le roman de 1819 à
1848, pourtant fertile en bouleversements et révolutions. Il a
Néanmoins peint la société provinciale notamment la petite noblesse à qui appartiennent les personnages principaux du roman.
1) Des représentants de la noblesse du Pays de Caux
Jeanne est fille du Baron Simon Jacques de Perthuis des Vauds
« gentilhomme de l’autre siècle maniaque et bon », disciple enthousiasme de Rousseau. Il habite « un vieux château de famille
Planté sur la falaise d’Yport ». Sa mère est fille de monsieur de
Cultaux. Le prétendant et futur mari de Jeanne porte le titre de vicomte, il est fils de monsieur de Lamark, mort l’année
Précédente. Lors de sa première visite au Manoir des Peuples, la
Baronne engage avec lui la conversation sur les nobles de la région (chap. 3 P/53-54) dont ils se sentent alliés par le seul fait d’appartenir
à la même caste.
(P/55-56), trois familles nobles se trouvent dans un rayon
Rapproché. Jeanne et son mari, leur rendront visite :
1- Le Marquis de Coutelier, une sorte de chef de l’aristocratie
auquel Jeanne et Julien rendent visite (chap. 9 P : 163), il habite le château de Reminil bâti sous Louis XIV et
situé près du gros bourg de Cany (P/163). Les Coutelier passent pour la première famille noble de la province. Ils vivent selon l’étiquette,
guindés et pénétrés de la supériorité de leurs origines. (P/64) Ils reçoivent leurs hôtes avec condescendance.
Cette visite restera sans lendemain. Jeanne devenue veuve
Rend cependant 12 ans plus tard une visite à la marquise qui lui réserve un accueil glacial en lui reprochant de ne pas
Fréquenter l’église et de respecter l’alliance de la noblesse et du clergé (P/217).
2- Le vicomte et la vicomtesse de Briseville (P/53 +114-116). Ils habitent un château isolé et peu entretenu. Ils apparaissent
comme des conserves noblesse occupés à des riens.
3- Le comte et la comtesse de Fourville. Ils habitent le château de la Vrillette Chap.9 P/159-160+ 163) d’époque Louis XIII.
C’est à eux que Jeanne et Julien adresse leur première visite.Ils décident ensuite de se limiter à leur seule fréquentation.
Julien a déjà noué des relations secrètes avec Gilberte.



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Dan.L
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Message Posté le : Jeu 17 Déc - 17:43 (2015)    Sujet du message : "UNE VIE" Guy de Maupassant Répondre en citant

2) Cette noblesse désoeuvrée vit dans le passé
Les Briseville sont tout occupés avec leur correspondance
Avec leurs parents nobles et attachent une grande importance à des évènements insignifiants. Leur château n’est pas chauffé, les meubles sont couverts de housses mais ils reçoivent cérémonieusement (P/114-115).
Les Coutelier, enflés de leur titre (P/163-164), possèdent un château magnifique et soutiennent leur réputation et leur rang. Ils se considèrent comme les rois de la noblesse normande (P/216-217), ils se déclarent les fidèles alliés du clergé et administrent aux autres
Des leçons de morale.
Les Fourville. Le comte est passionné de chasse (P/160-161) et de pêche ( P/162). Sa femme adore les promenades à cheval (P/147-148-
158-160).

3) La décadence de la noblesse
« Petite Mère » dans sa conversation avec Julien fait allusin à la ruine des familles nobles e la région : les Crisange et les Viloix (P/54)
Les Briseville paraissent vivre dans l’isolement et la misère.
Le père de Julien est mort endétté (P/50). Julien a du vendre le château de famille, il possède encore trois fermes (P/50), son mariage avec Jeanne lui permet de rétablir la situation.
Il réagit contre la prodigalité de son beau-père par excès d’avarice. Le père de Jeanne dilapide les biens de ces ancêtres par excès de bonté. Sur les 31 fermes qu’il possédait il en a déjà vendu 9 au début du roman.
Il dote généreusement Rosalie malgré la colère de Julien et lui fait don de la ferme de Barville estimée au bas mot à 2000francs (p/145 + 153-154 + 158).
Les dettes et les faillites successives de Paul conduiront Jeanne à la catastrophe. Elle est d’abord contrainte d’hypothèquer ses biens puis de vendre le Manoir des Peuples et les deux fermes attenantes pour rétablir grâce à l’intervention avisée de rosalie une situation catastrophique (P/235-237-245 et svtes) et s’assurer une rente de 7 à 8000 francs.
La catastrophe est enrayée provisoirement mais la ruine de la
Noblesse et son déclin semblent inéductables et liés à son conservatisme et à son incapacité à s’adapter au monde moderne.


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Message Posté le : Aujourd’hui à 02:37 (2017)    Sujet du message : "UNE VIE" Guy de Maupassant

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