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Scénario atelier
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Dan.L
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Message Posté le : Mer 26 Juin - 11:24 (2013)    Sujet du message : Scénario atelier Répondre en citant


Retour sur mon bateau. Ça fait du bien de se retrouver chez soi après ces deux semaines passées à la maison avec mon ex. Oui, je sais, j’y tiens, en fait, à mon ex. Mais elle préfère mettre un peu de distance entre nous. Parait que je suis trop volage. Et ce ne sont pas les derniers évènements qui vont lui donner tort ! Heureusement elle a été là, comme toujours pour « ramasser les morceaux »…
Je traine un gros carton avec moi, ce sont mes tee-shirts de rechange. Là, le carton est plus gros parce qu’on arrive sur l’hiver et que ce sont des tee-shirts à manches longues. Je sais pas du tout où je vais les ranger, je vais en répartir un peu partout dans les espaces libres de toute façon, il m’en faut un par jour, alors…
- Oucht ! T’as vu large, mon vieux. C’est pour au moins un mois ta cargaison ?
Ah, c’est sympa, Jean est à bord pour m’accueillir. Toujours aussi critique mais c’est bon de le retrouver. Pour un peu je l’embrasserais. M’enfin, il ne faut pas exagérer c’est vrai que je me fais quelques taches de temps à autre, mais je ne suis pas si maladroit. Juste un peu détaché de la vie ordinaire ; je suis un journaliste d’investigation, il ne faut pas l’oublier. Mon rédact’chef m’a proposé un poste plus important à Rennes mais pour le moment j’ai refusé. Tout compte fait, je me trouve bien ici à Honfleur sur mon bateau amarré dans le Vieux bassin au centre de la ville. Je remonte la mèche de cheveux bruns qui me tombent dans les yeux et je saute lestement sur le ponton.
- J’ai encore la cargaison de confit de canard et de pinard à décharger ce sera pour plus tard.






Dernière édition par Dan.L le Ven 5 Juil - 08:18 (2013); édité 3 fois
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Message Posté le : Mer 26 Juin - 11:24 (2013)    Sujet du message : Publicité

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Message Posté le : Jeu 27 Juin - 07:38 (2013)    Sujet du message : Scénario atelier Répondre en citant

- Où tu l’as mise ta caisse ?
- Dans ma voiture, pourquoi ?
- Non, je veux dire, où as-tu mis ta voiture ?
- Devant l’Alba.
- Tu sais bien que c’est interdit de se garer sur les quais, ils sont en pente et les véhicules glissent. En ton absence, un autocar de tourisme, vide heureusement est tombé dans Bassin de l’Est.
- Qu’est ce que tu crois ? Je lis le journal même quand ce n’est pas moi qui l’écris. Et mon remplaçant ne s’est pas mal débrouillé. Les photos du bus au milieu du Bassin avec juste le toit qui affleure ce n’était pas mal du tout.
- Et les grues pour le remonter ! Ah, c’était quelque chose, j’ai pensé à toi mon vieux.
- En fait, c’est incroyable comme il se passe des trucs dans une aussi petite ville !
Sur ces paroles, je rentre dans la cabine. Je reste coi : tout est nickel, ripoliné, nettoyé, astiqué et même rangé. C’est bizarre, ça fait plus grand…
- Au fait, j’ai pensé qu’un peu de ménage ne ferait pas de mal, histoire de repartir sur de bonnes bases. Mais alors ! J’y ai mis deux jours complets ! Tu as vraiment de l’imagination pour ce qui est de foutre les choses dans des endroits incongrus, je te jure !!!



Dernière édition par Dan.L le Dim 14 Juil - 19:36 (2013); édité 2 fois
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Message Posté le : Ven 28 Juin - 09:37 (2013)    Sujet du message : Scénario atelier Répondre en citant

- Mais c’est quoi, çà ?
Une espèce de coffre, un peu comme un conduit de cheminée part du plafond de ma cabine et descend jusqu’à la hauteur de mes yeux. Là en bas du conduit, il y a un tiroir du genre porte de vide ordure, qu’on tire vers soi. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire.
- Oh ! C’est QUOI, çà, s’il te plaît ?
- Comment ? Tu ne devines pas ? c’est un distributeur à tee-shirt ! Tu les enfiles tous par en haut et chaque fois que t’en veux un, t’ouvres la porte du bas et tu en attrapes un ! Elle est pas belle la vie ?
- J’en suis baba ! Mais, c’est toi qui…
- Non, non, non ! Tu te souviens de Karak ? Eh bien mon vieux, c’est lui ! Après tout ce qui t’est arrivé il a voulu faire quelque chose pour toi ! Et, nous sommes invités au vernissage de son expo qui va enfin avoir lieu. C’est après demain. Juste le temps de t’installer.
Au musée, c’est l’affluence des grands jours. Les vernissages sont une des rares occasions de sortie pour les autochtones qui en profitent pour aérer leurs tenues n°31 et pour faire circuler les derniers potins, genre « vous ne le saviez pas, la fille des…est de premier bien avec le fils des… Un homme marié… Il n’y a plus de morale, je vous assure…tout ce perd ! ». En attendant, pour moi, ce type de manifestation, c’est pain béni. Juste à tendre l’oreille à droite et à gauche avec un sourire entendu, au bout de quelques minutes, on vient me consulter sur tous les sujets d’actualité : vous qui êtes journaliste que pensez- vous de tel ou tel sujet. Le plus drôle c’est qu’en m’interrogeant de la sorte, ce sont mes interlocuteurs qui me fournissent eux-mêmes les informations. A la fin de la soirée, je n’ai plus qu’à mettre bout à bout et dans le bon ordre tout ce que j’ai récolté. Pour le moment je circule un verre de champagne à la main et admire les toiles de Karack qu’il a ré-encadrées lui-même. Il a du talent, le bougre et de la technique, il a bien sa place ici. Je viens à peine de reposer mon verre, Jean me fait signe depuis l’entrée de la salle. Je me fraie un passage au travers de l’attroupement qui entoure le buffet et le rejoins.
- On a assassiné un clodo devant le casino de Deauville, dis-donc !
- Ah, mais alors, les affaires reprennent. On ne s’ennuie pas ici. Quand je pense que je croyais qu’il ne se passait jamais rien, c’est tout le contraire !
- Non. Pas le temps de souffler. Allez, c’est reparti !



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Message Posté le : Ven 28 Juin - 11:15 (2013)    Sujet du message : Scénario atelier Répondre en citant

xx

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Message Posté le : Sam 29 Juin - 14:23 (2013)    Sujet du message : Scénario atelier Répondre en citant

Du coup, on prend mon 4X4 qui est resté sur le port car Jean s’est fait conduire par un agent. On prend la route de Trouville, petite route sinueuse qui longe l’estuaire. En chemin Jean m’explique la situation. Vers 17h00, un couple de joueurs invétérés et bien connu du personnel du casino, quitte l’établissement pour faire un tour sur la plage en face, histoire sans doute de digérer leur ardoise qui s’est accumulée au cours de la journée, presque toute leur maigre pension de retraités y est passée. Alors que l’homme allume une cigarette aux abords des cabines de plage, il lui semble, malgré l’obscurité importante à cette heure, voir un corps recroquevillé près du pédiluve. Il pense d’abord à un sans-abri qui se prépare à passer la nuit, là mais la position de l’individu lui semble bizarre. Malgré les conseils de sa femme qui craint un traquenard, l’homme s’approche et se rend compte que l’individu est mort. La police est aussitôt alertée.
Lorsque nous arrivons les forces de police sont déjà sur place. Jean est présent à titre de consultant et moi, ben, comme accompagnateur de consultant !! Le procureur de la République de Lisieux est arrivé aussi et très vite on constate officiellement le décès de l’homme dont l’identité n’est pas établie.


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Message Posté le : Dim 30 Juin - 08:22 (2013)    Sujet du message : Scénario atelier Répondre en citant

Jean me fait signe et s’approche du médecin-légiste. Nous le connaissons et pour cause ! Il ne se fait pas prié pour nous faire part de ses premières constations :
- Le type est mort, il y a moins de deux heures. Cela veut dire que les témoins l’ont échappé belle, il y a de grandes chances pour que le ou les criminels aient été encore sur place lorsqu’ils ont découvert le cadavre.
- Il n’a donc pas une grosse avance me dis-je à mi-voix
- Non, bien sûr sauf qu’on n’a aucune idée de qui il faut chercher. C’est qu’il y a encore du monde à Deauville. Nous sommes samedi, ne l’oublies pas et les week end d’arrière- saison sont bien fréquentés sur la côte.
- Sauf s’il tombe des cordes !
- Sait-on comment il a été tué ?
Le légiste se gratte la tête.
- Hélas, je n’ai vu ni blessure par balle, ni blessure par arme contondante. Par contre, le corps est couvert d’ecchymoses qui datent d’un ou deux jours d’après leur couleur, certaine même plus anciennes.
- Et vous pensez que c’est ce qui l’a tué ?
- Non.
- Mais vous pensez qu’il s’agit d’un crime ? Il n’a pas pu mourir d’une hémorragie interne provoquée par des coups qu’il aurait reçus auparavant ?
- Non. J’ai mon idée mais vous allez devoir attendre les résultats de l’autopsie.
D’ailleurs si cela vous intéresse, j’interviendrais demain matin à la première heure c’est-à-dire vers 7h30 environ.


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Message Posté le : Dim 30 Juin - 22:52 (2013)    Sujet du message : Scénario atelier Répondre en citant

- C’est-à-dire que…
- Bon alors, c’est entendu, je vous attends demain.
Sur ces paroles, le légiste referme sa sacoche de cuir ouverte à ses pieds. Sans plus de commentaires, il l’emporte et part à grandes enjambées.
De mon côté, je profite que les équipes sont occupées à faire des prélèvements à droite et gauche pour faire un petit tour. Je quitte les abords immédiats de la scène de crime. Je marche sur les célèbres planches de Deauville. La mer est haute et le vent qui vient de l’ouest est chargé de sel et d’humidité. A cause des nuages épais, il fait déjà presque nuit ? Je fouille dans mes poches et j’en sors ma super Maglite dont je viens de changer les piles. Je règle le faisceau, je peux voir toute la largeur es planches. Sur la droite, je longe les cabines de bains. Chaque porte peinte en vert est séparé de la suivante par une petite barrière en béton qui imite le bois. Je m’approche pour les inscriptions qui ornent chaque barrière : il s’agit des noms de comédiens et comédiennes, le plus souvent américains qui sont venus à Deauville. Je m’amuse à lire les noms célèbres les uns après les autres mais au quatrième, le rayon lumineux accroche quelque chose dans l’angle entre la porte et la cabine. Quelque chose a été abandonnée là. Aussitôt j’appelle Jean. Je me demande comment on pouvait faire à l’époque, pas si lointaine, où l’on n’avait pas de téléphone portable. Mais là pas de problème Jean rapplique en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

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Message Posté le : Mer 3 Juil - 10:49 (2013)    Sujet du message : Scénario atelier Répondre en citant

Il s’agit d’une sorte de besace de cuir brun foncé. A l’intérieur, un portable, des papiers d’identité. Ce sont ceux d’un homme d’une trentaine d’année. Un pistolet. Jean l’examine en le tenant avec un mouchoir
- Munitions subsoniques. Avec le bruit de la mer et le fait qu’il n’y ait pas un chat dans les environs, peu de chance qu’on entende quoique ce soit depuis le casino.
- Mais notre « client » n’a pas été tué par balle.
- En effet. J’appelle l’équipe et nous, on continue nos investigations.
- Il faudrait jeter un coup d’œil à la plage. Pas facile !
Des canisses d’environ un mètre cinquante de haut sont installées tout le long de la plage à environ deux mètres des larges trottoirs recouverts de planches sur les lesquels nous marchons. Impossible de voir de l’autre côté. De place en place des quinconces ont étés installées pour passer de l’autre côté mais, les empreinter ferait de nous une cible immanquable pour un tireur même moyen. Le type d’arme que nous venons de trouver ne nous incite guère à tenter l’expérience. Jean me fait signe. Quelques mètres plus loin, au -dessus des cabines une sorte de loggia vitrée ; C’est le poste de surveillance de la plage. Jean s’approche de la porte et j’ai à peine le temps de réaliser qu’il a ouvert la porte.
- Viens, de là-haut, on doit avoir une belle vue…
En effet, nous avons une vue panoramique sur l’ensemble de la plage et même du côté boulevard. Mais aucun mouvement, aucun suspect. Nous redescendons bredouilles. A l’instant où nous allions revenir sur nos pas, il me semble entendre quelque chose, un bruit tenu comme un léger glissement. Cela vient de la cabine de plage qui supporte le poste d’observation.



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Message Posté le : Jeu 4 Juil - 08:19 (2013)    Sujet du message : Scénario atelier Répondre en citant

Je dirige ma Maglite dans cette direction. Une flaque de sang sous la porte. On a failli repartir sans la voir ! Jean me fait signe de me mettre à l’écart. Je me planque le long du mur à côté de la porte de bois qui est entrouverte. Cela veut dire que celui ou celle qui est à l’intérieur a conscience que nous sommes là et il y a de fortes chances pour qu’il ou elle soit armé. Jean a sorti son arme et s’appuie lui aussi au mur à l’opposé de moi. Il pousse très légèrement du pied la porte de bois, ménageant une ouverture d’une quinzaine de centimètres. Aucune réaction. Il dirige le rayon de sa lampe vers l’intérieur, toujours pas de réaction. L’individu s’est-t-il sauvé ? Y-a-t-il une autre issue ? Jean comprend mon interrogation muette et me fait signe que non. Donc il est toujours à l’intérieur. Jean d’un coup violent envoie la porte valdinguer et entre l’arme au point. Peuh ! Il pourrait prévenir tout de même. En tout cas aucune réaction en provenance de l’intérieur. Jean passe la tête et me fait signe. J’entre à mon tour. Les rayons de nos lampes diffusent une lumière crue. La pièce est petite cinq mètres carrés environ ; Dans un coin un lavabo, à côté une tablette supportant un réchaud à gaz, quelques sièges de plage empilés et une armoire de bois aux portes grandes ouvertes occupent la majeure partie du mur du fond. Un corps est tassé dans l’angle entre l’armoire et le mur de retour, en partie caché par la porte d’armoire ouverte, seul les pieds et une partie des jambes sont visibles. Jean referme la porte de la pointe de son arme.
- Il ne nous apprendra rien. Il est mort depuis un moment. Son corps a du glisser sur le sol, c’est ce qui a provoqué le bruit que nous avons entendu.
- C’est le type de la besace qu’on a trouvée, c’est bien lui sur le passeport ?
- C’est lui, tu as raison. Seulement, on n’a pas trouvé d’arme sur l’autre gus qui est raide mort lui-aussi. L’arme semble appartenir à celui-ci, sauf que c’est lui qui a été tué par balle et le pistolet se trouve dans son sac qui se trouve lui-même, enfin qui se trouvait à trois cent mètres d’ici.
- Çà, c’est un mystère !
Pas besoin d’appeler, deux inspecteurs sont déjà là. Ils nous suivent de loin depuis la découverte de la besace au cas où nous aurions besoin de renforts. Le médecin légiste est déjà de retour, il n’a pas eu le temps de partir bien loin.


Dernière édition par Dan.L le Ven 5 Juil - 08:40 (2013); édité 1 fois
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Message Posté le : Ven 5 Juil - 08:22 (2013)    Sujet du message : Scénario atelier Répondre en citant

- Bon, celui-ci s’est ramassé une balle, reste à savoir si elle appartient au pistolet que vous avez trouvé.
- Çà, dis-je, cela m’étonnerait ! Je vois mal, le premier prendre l’arme de celui-ci, le tuer puis remettre le pistolet dans la sacoche, l’abandonner à trois cent mètre d’ici avant d’aller mourir, on ne sait pas comment à l’autre bout du boulevard.
- Oui, ben je vous en dirais plus après l’autopsie de demain. Au fait çà tiens toujours…Pour la même heure mais prévoyez un peu plus de temps, parce que là çà en fait deux pour le prix d’un…Enfin pour le moment… On n’est pas encore à l’abri d’un troisième…Allez savoir, vous allez peut-être faire encore une petite promenade digestive avant de rentrer, non ?
- Non, dit Jean, on rentre. Les renforts sont arrivés, ils vont passer tout le secteur au peigne fin.
Moi, cela m’arrange car je viens de me rendre compte que je meurs de faim. A part mon sandwich de ce midi, je n’ai rien avalé. Pas même un des délicieux canapés sur lesquels se jetait la foule au cocktail de karak. Comment voulez-vous que j’avale quelque chose avec les yeux de Jean qui me surveillent jusque dans les moindres recoins, à l’affût des taches que je pourrais me faire en mangeant ? Du coup, çà me stresse et je renverse quelque chose, il ne se rend pas compte mais je suis très sensible sous mes dehors sûr de moi ! Et puis, il n’est pas ma mère, que diable ! En attendant, je crève la dalle et tous les restaurants sont fermés, visiblement ils n’ont pas ouverts de la journée, c’est pourquoi tout est si désert dans le coin. Bon, Jean est partant pour une soirée confit de canard, petit Bourgogne ; nous reprenons la voiture et cap sur le port d’Honfleur pour rejoindre mon bateau.

Mais qu’est- ce que j’allais faire dans cette galère. Jean aurait bien pu y aller seul ! Après tout, c’est lui le professionnel ; moi je ne suis que l’accompagnant.
- Oui, donc tu m’accompagnes !
J’ai vomi, comme pas possible ! L’odeur abominable et la vue des outils a déjà suffi à me faire tourner de l’œil. Christian, le légiste, il s’appelle Christian, a bien insisté sur le fait qu’il me faisait une fleur en m’acceptant dans sa salle d’intervention, qu’il risquait SA carrière. Comme si j’avais demandé quelque chose, moi. En plus, on m’a barbouillé le nez de truc à la menthe et j’ai horreur de la menthe. Bon, le résultat est que le deuxième type a été tué par sa propre arme ou pour le moins l’arme qui se trouvait dans sa besace et que le premier a été tué d’une over-dose, ce qui est tout aussi louche compte-tenu de toutes les ecchymoses dont son corps est recouverts. Certaines étant très récentes, juste avant sa mort, semble-t-il.


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Message Posté le : Sam 6 Juil - 08:27 (2013)    Sujet du message : Scénario atelier Répondre en citant

Je suis si mal en point que c’est Jean qui conduit le 4X4 sur le chemin du retour. Déjà, il ne frime pas c’est toujours çà. Il m’a avoué qu’il avait eu la même réaction lors de sa première autopsie.
- Tu verras, avec le temps..
- J’ai pas l’intention de me spécialiser dans ce genre de choses figures-toi ! Je préfèrerais de loin enquêter sur un bon casse, si possible sans victime morte, enfin je veux dire sans cadavre, quoi !
- En attendant, nous on en a deux de cadavres et je commence même à me demander si les deux sont liés à la même affaire.
- Tu veux dire que, à Deauville où il n’y a tout de même pas des crimes tous les jours, on aurait deux affaires différentes qui se passent au même instant ou à quelques minutes près ? Et les protagonistes ne se seraient même pas croisés. Tu imagines ? Les deux scènes de crime sont à moins de cinq cent mètres l’une de l’autre et l’une des victimes a été tuée par balle ; Tu ne crois pas qu’ils se seraient un peu gênés dans leurs actions respectives ?
- Non, ce n’est pas probable, tu as raison. N’empêche… J’attends qu’on me trouve le propriétaire de l’arme, je n’aurais pas les résultats avant la fin de la matinée. En attendant qu’est-ce que tu dirais d’un petit déjeuner sur les planches.
Il veut ma peau le bougre ! Déjà qu’il m’a fait me bâfrer ce matin, soi-disant que c’est mieux de vomir quand on a pas l’estomac vide, ce qui est vrai, tous les marins le savent mais l’idée d’avaler quelque chose me donne des bouffées de chaleur. Je descends ma fenêtre et la remonte avant d’être noyé, il pleut comme pendant la mousson, la chaleur en moins. Oucht ! J’espère qu’ils n’ont rien oublié parce que pour les indices avec ces torrents d’eau c’est fichu.
La plage est triste et déserte. Les parasols multicolores maintenus fermés par une toile de couleur contrastante, image emblématique de la plage de Deauville, n’ont pas été encore installés. A cette heure-ci, seuls les bas de mâts sont restés fichés dans le sol comme des énormes banderilles qui seraient tombées du ciel avec la pluie.


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Message Posté le : Lun 8 Juil - 14:39 (2013)    Sujet du message : Scénario atelier Répondre en citant

Le bar du Soleil ne porte pas son nom, ce matin. Les tables et les chaises des immenses terrasses sont empilées et attachées avec des chaînes et seul la lumière chiche signale que l’établissement est déjà ouvert. Dedans, les chaises sont encore tête en bas sur les tables et le sol est humide. A notre arrivée, un garçon au long tablier noir se précipite pour remettre d’aplomb une petite table et deux chaises près de la vitre. Puis pendant que nous regardons passer quelques joggers plus trempés que des soupes, il dépose sur notre table une corbeille de croissants et de pain frais et croustillant. Il disparaît ensuite derrière le bar où nous l’entendons s’activer à préparer le reste de notre commande.
Le vibreur d’un portable. Jean se lève et va s’isoler sur la plage. Il revient s’installer devant son café qu’on vient de servir et qui n’a pas eu le temps de refroidir.
- On a l’identité du tué par balle: Jean Couture pas fiché aucune info, ses empreintes digitales n’ont rien donné. Le physionomiste du casino, l’a repéré. Il passe tous les soirs vers 23h00 depuis le début de la semaine, il semble attendre quelqu'un. Il se contente de boire un verre et de faire un tour aux tables de jeu, donc il présente à chaque fois sa pièce d’identité pour entrer. Mais hier soir il n’est pas venu et pour cause il était déjà mort. Mais un homme d’une quarantaine d’années est passé hier soir et s’est comporté de la même façon, bu un verre et s’est baladé avec son verre aux tables de jeu. Ce qui a intrigué le responsable de la sécurité c’est qu’il est parti précipitamment quand deux inspecteurs de police sont entrés dans la salle de jeu. Ils ont les films des caméras de surveillance et lui, on le « connaît », il a purgé pas mal ‘années après un casse de casino sur la côte qui avait mal tourné. On le recherche pour le moment, il doit sûrement habiter dans un des hôtels du coin. çà ne devrait pas traîner !


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Message Posté le : Mar 9 Juil - 06:54 (2013)    Sujet du message : Scénario atelier Répondre en citant

- Et pour l’autre ? Le drogué qui ne s’est jamais piqué et qui est propre sur lui ? On a son identité?
- Lui, toujours rien. Mais Christian m’envoyé son rapport d’autopsie et il confirme ce qu’il nous a dit ce matin. Aucune trace de piqure, les ongles ont étés manucurés il n’y a pas si longtemps et les sous -vêtemets sont de marque plutôt chic.
- On a pas idée, quand on se fait un plan clodo, on joue le jeu à fond et on ne se contente pas ‘un déguisement à la va-vite. C’est un coup à se faire repérer vite fait çà, de ne pas chiader son déguisement. Il faut que ce soit plus qu’un déguisement ; il faut entrer dans la peau du personnage, vivre comme lui, penser comme lui, il faut se fondre, en fait être le personnage.
- - Pas con !
- Tu dis ?
- Je dis que ce n’est pas con, ton raisonnement. Par ce qu’on a affaire à un type qui s’est déguisé vite fait, pour quelques heures pas plus, juste pour donner le change un bref moment. C’est pourquoi, il n’a pas fignolé les détails !
- Saches que je réfléchis moi, mon vieux ! J’investigue ! Et je pense que ce type s’était travesti juste pour pouvoir surveiller quelque chose, quelque chose comme ce que faisait un type qui venait tous les soirs boire un verre au casino et rien d’autre depuis le début de la semaine.
- Dites ?
C’est le serveur, il est armé d’un balai brosse et d’une serpillère.
- Ben c’est la deuxième tasse que vous me fichez par terre, en brassant de l’air comme vous le faites. Je vais pas passer la matinée à éponger sous votre table, tout de même ?





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Message Posté le : Jeu 11 Juil - 16:29 (2013)    Sujet du message : Scénario atelier Répondre en citant

Je réponds même pas. Je le regarde avec commisération. Il ne peut pas se rendre compte le pauvre. Quand on a comme moi un cerveau bouillonnant d’idées, on ne peut pas en plus se concentrer sur des broutilles comme des tasses qui ne sont pas bien équilibrées et qui tombent toutes seules sans même qu’on y touche ! En plus, il me coupe en pleine réflexion. Je soupire. Il préfère s’en aller balayer ailleurs. Bon où en étais-je, moi ?
- Donc, un type propre sur lui déguisé en clodo surveille un certain Jean Couture inconnu au bataillon qui avait rendez-vous avec un malfrat du nom de Gezenot connu pour ses casses de casino et, où avaient-ils rendez-vous ? Bingo ! Dans le casino de Deauville.
- Tu veux dire que le clodo est un flic ?
- Ou, un autre malfrat d’une bande rivale. Mais cela ne nous dit pas qui les a tués et si ils ont étés trucidés par la même personne !
- Non. Et puis çà peut très bien fonctionner dans l’autre sens !
- C’est-à-dire ?
- Ben. Jean Couture est un flic et le clodo surveillait le casino. Je ne crois pas qu’il faille jouer aux devinettes, on va perdre notre temps. Allons, on lève le camp.
Sur ces mots Jean se lève, moi à la suite. Le serveur est en train de fumer sa clop sur la terrasse. C’est peut-être une impression mais il me semble qu’il pousse un soupir de soulagement en nous regardant partir. Vous parlez d’un mal souffrant !
Jean est encore pendu à son portable. Il ne pleut plus.
- Direction, l’hôtel du Golf. On a logé Gézenot. Mes gars sont avec lui, ils nous attendent.
Rien de plus agréable que l’hôtel du Golf. On y parvient en gravissant un promontoire qu’on appelle le mont Canisy. On se croirait à Beverly Hill version française, le chemin est bordé de propriétés toutes plus belles les unes que les autres appartenant pour la plupart à des gens du showbizz. De partout la vue est incroyable : côté mer on découvre tout l’estuaire de la Seine, côté terre, on peut par beau temps apercevoir jusqu’aux confins de l’orne. Nous empruntons l’allée privée qui conduit jusqu’à l’hôtel, elle sépare en deux le golf réputé, mais les golfeurs ont la possibilité d’emprunter le joli pont qui l’enjambe pour rejoindre l’autre côté.





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Message Posté le : Ven 12 Juil - 11:54 (2013)    Sujet du message : Scénario atelier Répondre en citant

Jean gare mon vieux 4X4 un peu à l’écart, arrête le moteur, réfléchit un instant en me regardant, ouvre la bouche et soupire.
- Allons-y !
Le hall de l’hôtel est très cosy, très campagne version chic. La plupart des clients sont en tenue de golf. Dès notre entrée, un policier qui observait discrètement derrière le rideau d’une alcôve s’approche et nous fait signe de le suivre avant de nous embarquer rapidement dans l’ascenseur.
- Nous allons interroger le gars ici ?
- Non, bien sûr que non. On attend la voiture qui va l’emmener en passant par derrière. Il ne faut pas effaroucher tout ce beau monde. Nous sommes en fin de saison, la clientèle est plus rare. Là ils ont un séminaire d’habitués, il faut faire attention, on marche sur des œufs.
- Ben alors, on vient faire quoi ?
- Ce que tu peux être quiche des fois ! On vient pour passer sa chambre au peigne fin ! Puisqu’on l’a surpris au nid, il n’a pas fait le ménage, on devrait trouver des indices. Enfin, j’espère !
L’ascenseur s’arrête au premier étage. Deux agents nous attendent dans le couloir , trois autres sortent de la chambre face à l’ascenseur accompagnant un homme menotté ;
- Pas trop de monde, en bas ?
- Non, le groupe des golfeurs était en train de sortir.
- De toute façon, on prend l’escalier de service.
Moi, j'en profite pour examiner le type qu’ils encadrent. Brun, la cinquantaine dynamique, bon coiffeur, rien à voir avec un malfrat, comme quoi !


Dernière édition par Dan.L le Sam 13 Juil - 10:57 (2013); édité 1 fois
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